
BY = Mme BENHAMZA
1 – Effets de la pression partielle en dioxygène
La fixation du dioxygène sur l’hémoglobine dépend de la pression partielle en dioxygène qui est représenté par la courbe de Barcroft (doc 1).

La courbe de Barcroft indique la variation du pourcentage de saturation de l’hémoglobine en dioxygène en fonction de la pression partielle du dioxygène, c’est pour cette raison que cette courbe est appelée courbe de dissociation de l’hémoglobine.
La courbe obtenue est une courbe sigmoïde ou courbe en S. Elle montre que le taux de saturation de l’hémoglobine en O2 augmente avec la PO2 mais pas de façon proportionnelle. Ainsi, cela indique que l’affinité de l’hémoglobine pour l’O2 augmente quand la PO2 s’élève mais pas de façon linéaire.
Pour faciliter l’analyse de cette courbe, on peut distinguer trois zones de pression partielle de dioxygène qui sont les suivantes : entre 0 et 2 kPa, 2 et 6 kPa puis 6 et 14 kPa.
L’étude de la courbe de Barcroft montre que :
- lorsque la PO2 diminue un peu au niveau des tissus (PO2 voisine de 4 kPa) comme lors d’une consommation importante d’O2 lors d’un effort physique, par exemple, l’hémoglobine a moins d’affinité pour l’O2. L’oxyhémoglobine se dissocie davantage et libère plus d’O2 aux tissus ;
- même si la PO2 diminue un peu au niveau des alvéoles pulmonaires (PO2 voisine de 14 kPa) comme lors d’un déficit modéré de la fonction respiratoire, par exemple, l’hémoglobine garde une grande affinité pour l’O2 et fixe tout de même de grandes quantités d’O2.
2 – Effets de l’exercice musculaire
L’affinité de l’hémoglobine pour le dioxygène est influencée lors d’un exercice physique dont les effets s’observent à différents niveaux :
- les effets sur l’organisme ;
- les effets sur l’hémoglobine au niveau alvéolaire et tissulaire.
Les effets de l’exercice musculaire sur l’organisme se mesurent à travers 3 paramètres : la température, la pression partielle du dioxyde de carbone et le pH sanguin. En effet, les valeurs pour ces paramètres diffèrent en fonction de l’activité ou non du muscle.
Ainsi, l’énergie produite par l’activité musculaire est transformé en chaleur, c’est pourquoi la température augmente. Les cellules en activité produisent des déchets (dioxyde de carbone et acide lactique). C’est pour cette raison qu’il y une augmentation de la pression partielle du dioxyde de carbone (= hypercapnie) et une diminution du pH (= acidose).
3 – Mitochondrie : siège de la respiration cellulaire
L’organite indispensable à la respiration cellulaire est la mitochondrie car cette dernière est le siège de la respiration cellulaire permettant la synthèse d’énergie sous forme d’ATP.
La mitochondrie (doc 2) est un organite cytoplasmique composé d’une double membrane (= une membrane externe et une membrane interne). Cette dernière conduit à l’existence de deux compartiments : espace intermédiaire et matrice mitochondriale. Il existe des replis de la membrane interne appelés crêtes mitochondriales.
Remarque : La mitochondrie présente une particularité qui réside dans son contenu. En effet, elle possède son propre matériel génétique (ADN, ARN).





























