
BY = Mme BENHAMZA
- Organisation de la structure et de l’ultrastructure du muscle strié squelettique
Le corps est composé d’environ 600 muscles fixés au squelette par les tendons.
Les muscles squelettiques représentent 32 à 40 % du poids d’un individu. Nous l’avons vu la cellule musculaire est l’unité fonctionnelle du muscle et permet le maintien de la position ainsi que les mouvements nécessaires au déplacement du corps entre autre. Mais comment ces muscles sont-ils organisés ?
- Organisation du muscle squelettique strié

Le muscle strié squelettique est composé de nombreux faisceaux et séparés les uns des autres par du tissu conjonctif. Par ailleurs, ils sont irrigués et innervés. Chaque faisceau est composé de vaisseaux sanguins et de cellules musculaires encore appelées fibres musculaires ou myocytes qui représente l’unité structurale du muscle.
Le myocyte est une cellule géante pouvant atteindre plusieurs centimètres de long et un diamètre de 10 à 80 µm. Sa membrane plasmique est le sarcolemme. La membrane présente de nombreuses invaginations vers l’intérieur de la fibre qui se disposent en anneau autour des myofibrilles et forme le tubule transverse ou tubule T.
De nombreux organites baignent dans le sarcoplasme qui contient de nombreuses mitochondries, du réticulum endoplasmique lisse appelé réticulum sarcoplasmique autour des myofibrilles, des réserves de glycogènes et des protéines particulières comme la myoglobine et les protéines contractiles appelées myofibrilles. Avec un diamètre de 1 à 2 µm, ces dernières s’étendent sur toute la longueur de la fibre musculaire et constituent 80 % du volume de la fibre musculaire.
Les myofibrilles sont constituées de deux types de protéines fibrillaires : les myofilaments fins d’actine et les myofilaments épais de myosine. La disposition particulière de ces protéines confère un aspect strié aux myofibrilles.
- Organisation de la myofibrille
Au microscope optique, on observe une alternance des bandes (ou disques) claires I et des bandes (ou disques) sombres A.
Chaque bande claire I présente au centre une ligne sombre appelée la strie Z. La portion de myofibrille comprise entre deux stries Z (de l’allemand « zwischen », entre) est un sarcomère.
Chaque bande sombre A présente en son milieu une zone moins dense appelée la zone H (de l’allemand « heller », plus pâle). Par ailleurs, la zone H est traversée par la strie M (de l’allemand « mittel », centre).
Au microscope électronique, on observe la constitution des myofibrilles c’est-à-dire les myofilaments épais de myosine et les myofilaments fins d’actine situé de part et d’autre de la strie Z.
En conclusion, la différence entre la myofibrille et le sarcomère réside dans le fait que la myofibrille est une succession de sarcomères. Alors que le sarcomère est l’unité contractile structurale et fonctionnelle de la fibre musculaire.
Remarque : La dystrophine est une protéine musculaire présente sous le sarcolemme et indispensable au maintien de l’architecture de la fibre.
- Mécanisme de la contraction
Lors de la contraction du muscle, les myofilaments d’actine glissent entre les myofilaments de myosine et provoque un rapprochement des stries Z et donc le raccourcissement du sarcomère. La longueur des cellules musculaires, et donc du muscle global, diminue du fait du raccourcissement des milliers de sarcomères présents dans les myofibrilles.
Lors de la décontraction du muscle, on observe un retour à l’état initial grâce à l’utilisation d’énergie sous forme d’ATP. Ainsi, les myofilaments d’actine retrouvent leur position initiale, chaque sarcomère retrouve sa longueur initiale afin d’avoir un myocyte décontracté, relaché.
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